Phytoremédiation : La dépollution par les plantes

Publié le par Phytorestore

Les jardins filtrants présentent de multiples avantages : ils dépolluent de manière naturelle et à moindre coût, tout en valorisant l’aspect paysager de sites industriels ou de stations d’épuration. © FOLP


Depuis le début des années 90, les techniques de dépollution par les plantes, dites de « phytoremédiation », connaissent un perfectionnement constant. Elles sont notamment développées en France par Phytorestore, société qui propose des jardins filtrants capables d’extraire et de neutraliser les produits toxiques de l’eau, du sol, et même de l’air.
Dépolluer l’air, le sol ou l’eau avec des plantes : tel est le principe de la « phytoremédiation ». Cet ensemble de technologies, qui utilisent les propriétés de certains végétaux pour extraire d’un environnement les polluants organiques ou les métaux lourds, est en plein essor depuis le début des années 90.
La décontamination des eaux de surface ou souterraines s’appuie par exemple sur la technique de « phytofiltration », qui repose sur l’aptitude de certains végétaux à stocker les polluants dans leurs racines. Une entreprise française spécialisée dans la phytoremédiation, Phytorestore, utilise ainsi des champs de roseaux pour traiter les eaux usées de plusieurs collectivités.
Phytorestore, un des leaders européens en la matière, dépollue également les sols contaminés à l’aide de « jardins filtrants » composés de typhas, plantes extrêmement résistantes, capables de dégrader les hydrocarbures et les composés chlorés. Une technique utilisée par exemple pour le traitement des friches industrielles, des sols agricoles, ou des boues de stations d’épuration.
La décontamination des sols peut d’ailleurs se faire de plusieurs manières.
La « phytoextraction » consiste par exemple à utiliser des plantes capables d’absorber les substances toxiques et de les accumuler dans leurs feuilles et leurs tiges. Les plantes sont ensuite récoltées et brûlées.
La « phytodégradation » utilise pour sa part des végétaux qui neutralisent les substances toxiques, par exemple les hydrocarbures, en les transformant en substances inoffensives.

Les plantes éliminent aussi les mauvaises odeurs


Une autre technique, la « phytovolatilisation », emploie des plantes qui métamorphosent le polluant en un produit volatile non dangereux.
Les techniques de phytoremédiation peuvent également servir à dépolluer l’air. Phytorestore réalise par exemple des tapis végétaux à base de carex. Installés dans des immeubles de bureau, ils constituent un filtre naturel efficace pour traiter les gaz viciés, les gaz à effet de serre, éliminer les mauvaises odeurs et même détruire certains germes infectieux circulant dans les climatisations.
Phytorestore a équipé de ce type d’installation le siège du journal Le Monde, à Paris. Parmi les nombreux avantages de la phytoremédiation, on peut citer : le faible coût du traitement par rapport aux procédés de dépollution habituels, et la mise en valeur paysagère de friches industrielles et autres bassins d’épurations transformés en jardins.
La technique se heurte cependant à un certain nombre de limites : la dépollution de l’eau et des sols est limitée par la profondeur des racines des plantes utilisées, et les risques réels de transmission des substances toxiques à la chaîne alimentaire par le biais des herbivores requièrent une vigilance constante

Source : innovationlejournal.fr

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